N’ayez pas si peur : des initiales, vous en
manipulez au quotidien, celles de la
NGAP vous sont familières…
Mais il va falloir en changer !
La nomenclature générale des actes professionnels
(NGAP) va céder la place à
2 nouveaux modes de codages:
La CCAM
La TAA, déjà rebaptisée T2A
Et il faudra obligatoirement intégrer
ces nouvelles données… parce que, dans
une indissociable relation, ces nouveaux
sigles vont influer notoirement dans les
années à venir, sur la ligne « recettes » de
votre déclaration fiscale.
I - La CCAM : une nouvelle classification
des actes médicaux, sans K Elle remplace la NGAP : K, KC, KCC,
Z…. sont des lettres qui vont disparaitre….
La CCAM est d’abord un CODAGE : Avec la participation des sociétés
savantes de médecins, l’élaboration de la
CCAM a remis à jour et normalisé la
codification descriptive de l'ensemble
des actes médicaux.
C’est une codification exhaustive de
7200 actes techniques médicaux et chirurgicaux,
qu’ils soient effectués en
ambulatoire, en hospitalisation publique
et privée, ou en centres de soins.
Dans un second temps (2005 , 2006 ?)
les activités cliniques de consultation
seront également codées en CCAM. Vous
voyez déjà les cases prévues pour ce
codage sur les feuilles de sécu.
Cette codification repose sur la description
de l'acte médical dans sa globalité.
On n'y trouvera plus les actes obsolètes,
les actes non validés, et les gestes élémentaires
(par ex : voie d'abord, analgésie
post opératoire), qui sont des parties
d'actes globaux. Aucun libellé d’acte ne
fait mention de la pathologie. Le principe
de construction des libellés fait que à un
acte ne correspond qu’un seul libellé, et
que le codage ne peut pas être ambigu.
Principes de construction des codes
d'actes : (tableau 1)
Le classement est fait, non pas par discipline,
mais par grands appareils anatomiques.
Il y a 16 chapitres d'organe, un
chapitre 17 pour les actes sans topographie
(chimio, radiothérapie, ponctions,
biopsies), et le chapitre 18 regroupe les
gestes modificateurs de l'acte (par
exemple: urgence, férié, week-end...)
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Chaque libellé d’acte à 7 caractères (+1) : 4 lettres et 3 chiffres (compteur de l'acte dans sa section) et le n° de l’intervenant s’il y en a plusieurs pour un même acte.
II - la CCAM tarifante : Du codage au
chiffrage
La Nomenclature actuelle est tarifante
par le biais de la valeur des lettres clés.
En CCAM, chaque acte sera affecté d’un
tarif.
Cela n’a pas été facile à réaliser ! Pour
passer d’une classification à un tarif, il
fallait élaborer une méthode unique permettant
de comparer entre eux l’immense
variété des actes médicaux.
La méthode de calcul se fonde sur les 2
paramètres composant les honoraires
bruts d’un médecin: la rémunération du
travail (le travail médical), et des charges
financières qui incombent au médecin.
La rémunération du travail médical :
Il s’agit de calculer le prix d’une donnée
qui n'est pas financière ! En effet, le travail
médical, c’est l'ensemble des ressources
physiques, techniques et intellectuelles
mises en oeuvre pour effectuer un
acte déterminé.
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TRAVAIL MEDICAL =
compétences techniques
+ durée de l’acte
+ effort mental
+ stress |
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L’évaluation du travail médical de chaque
acte, estimé en POINTS TRAVAIL (W) a
été faite par les sociétés savantes, en
concertation avec les tutelles.
Un nombre de points travail a été attribué à chaque acte dans toutes les spécialités.
Les actes de chaque spécialité étaient
ainsi classifiés selon une échelle de points
(hiérarchisation intra-spécialité). Le choix
d’un acte de référence de 100 points
dans chaque spécialité (acte-lien) a permis
ensuite de comparer et de hiérarchiser
les actes en innter-spécialité.
Finalement, chaque point « travail médical
» est converti en EUROS par le biais
d’un « FACTEUR DE CONVERSION
MONETAIRE DU POINT TRAVAIL » (Fc)
Sa valeur exacte permettant de passer à
la phase tarifante de la CCAM vient
d’être fixée à 0,44 Euros pour 1 point
travail.
le coût de la pratique :
2 mains, et un cerveau ayant quelque
peu étudié, ce n’est pas suffisant pour
exercer la médecine ! Le travail médical
n’est pas la seule composante d’un acte
technique. L’acte médical, c’est aussi un
cabinet médical, des salariés, et accessoirement
quelques charges sociales personnelles.
Le montant des charges professionnelles
du médecin a donc été calculé également
pour chaque acte : c’est la deuxième partie
de l’honoraire : le COUT DE LA PRATIQUE
(CP). |